Licence en tourisme : trois ans après le bac ou un an après un bac+2 ?
Publié par : Éloïse de Saint-Amans — Rédactrice spécialisée en éducation & Emploi
Une licence en tourisme peut désigner deux parcours différents : une licence générale en trois ans après le bac ou une licence professionnelle, souvent préparée en un an après un bac+2. Toutes deux conduisent au niveau bac+3, mais leur objectif et leurs conditions d’accès diffèrent. Pour choisir, il faut regarder le diplôme exact, les enseignements et la place donnée à l’expérience professionnelle.
Deux types de licence pour deux étapes du parcours
La licence générale mention tourisme associe des connaissances sur le secteur, des méthodes d’analyse et des compétences appliquées. Elle permet de construire progressivement son projet et prépare notamment à une poursuite d’études. Le cursus en trois ans valide 180 crédits ECTS, les crédits européens qui facilitent la reconnaissance des études.
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La licence professionnelle métiers du tourisme vise davantage une spécialisation opérationnelle. Dans la formule décrite par Diplomeo, elle dure un an après deux années post-bac. Cette présentation ne dispense pas de vérifier le niveau d’entrée de chaque formation : l’organisation et les voies d’accès peuvent varier.
| Point de comparaison | Licence générale | Licence professionnelle après bac+2 |
|---|---|---|
| Durée présentée | 3 ans après le bac | 1 an après 2 années post-bac |
| Objectif dominant | Acquérir une formation large et préparer une spécialisation | Développer des compétences pour un domaine professionnel précis |
| Expérience professionnelle | Stages et projets selon le cursus | Stages ou alternance selon la formation |
| Après le diplôme | Poursuite d’études, notamment en master | Insertion professionnelle prioritaire ; poursuite possible sous conditions |
Diplomeo associe la licence professionnelle présentée au niveau 6 du RNCP, le Répertoire national des certifications professionnelles. Attention à ne pas confondre les repères : le niveau RNCP situe une qualification, les ECTS comptabilisent les acquis universitaires et le grade de licence relève de la reconnaissance académique. Un titre de niveau 6 ne confère pas automatiquement le grade de licence.
Des enseignements qui vont du patrimoine à la vente de séjours
Étudier le tourisme ne consiste pas uniquement à découvrir des destinations. Le programme apprend à comprendre les visiteurs, les territoires et les entreprises qui composent une offre. Selon le parcours, il associe environnement touristique, histoire du tourisme, patrimoine, langues étrangères, accueil, communication et outils informatiques.

Comprendre une destination et construire une offre viable
La conception de produits touristiques mobilise plusieurs compétences : étudier un marché, apprécier la faisabilité d’un circuit, sélectionner des partenaires et établir un budget. Les enseignements de commercialisation et de stratégie digitale servent ensuite à présenter cette offre au bon public. Les politiques de RSE, ou responsabilité sociétale des entreprises, introduisent aussi les enjeux environnementaux et sociaux du secteur.
Un séjour se construit comme un assemblage de briques : transport, hébergement, visite et accueil doivent tenir ensemble. Une excursion séduisante peut devenir irréalisable si les horaires de transport ne correspondent pas à ceux du site visité. Pour évaluer une formation, cherchez donc des projets qui obligent à vérifier ces articulations : temps de trajet, capacité d’accueil, disponibilité des prestataires et marge budgétaire. C’est là que les connaissances deviennent une offre réellement vendable.
Choisir une spécialisation plutôt qu’un intitulé séduisant
Les parcours peuvent porter sur l’accueil-conseil et la commercialisation, le tourisme et les loisirs, le nautisme, le management de parcs à thèmes ou la cuisine et la gastronomie. Un parcours Tourism, hospitality and food studies est également cité parmi les possibilités. Ces orientations ne sont pas proposées partout ; la spécialisation peut intervenir en L3, parfois dès la L1 ou la L2.
L’hospitalité renvoie notamment à l’accueil et aux services dans l’hôtellerie, la restauration ou l’événementiel. Si votre projet concerne plutôt la création de circuits ou la valorisation d’un territoire, comparez attentivement les matières : deux parcours proches par leur nom peuvent préparer à des activités différentes.
Où candidater et avec quel dossier ?
L’Université d’Angers constitue un point de repère pour cette recherche : son offre distingue notamment les parcours Tourisme et Hospitalité. Pour élargir votre sélection, consultez les catalogues universitaires et les fiches de formation officielles en recherchant le diplôme exact, pas seulement l’expression « licence tourisme ».
Les écoles spécialisées proposent également des cursus touristiques, mais un bachelor ou un titre professionnel ne doit pas être assimilé d’emblée à une licence nationale. Comparez la reconnaissance du diplôme, les contenus, les droits de scolarité et les conditions de poursuite d’études avant de retenir un établissement.
Après le bac, en réorientation ou après un bac+2
Pour une entrée en première année dans les formations concernées, la candidature passe par Parcoursup : formulation des vœux, constitution du dossier, réception des propositions puis inscription auprès de l’établissement. Consultez le calendrier de la campagne visée dès son ouverture, généralement en janvier. Pour une admission après un bac+2 ou une réorientation, vérifiez directement la procédure de l’université et les prérequis du parcours.
Un bac technologique, notamment STHR, peut nourrir un projet cohérent dans l’hospitalité, sans garantir l’admission. Le dossier doit montrer votre capacité à suivre des enseignements universitaires et à expliquer votre choix. Selon L’Étudiant, les qualités utiles comprennent la communication écrite et orale, l’écoute, l’autonomie, le travail en équipe et le sens du service.
- Préparez vos relevés de notes et les pièces demandées.
- Appuyez votre motivation sur des expériences précises : accueil, association, emploi ou projet scolaire.
- Examinez les attentes linguistiques : L’Étudiant mentionne au moins une langue étrangère et un niveau B, à préciser auprès de chaque formation.
- Vérifiez les dates, le campus d’enseignement et les frais avant de confirmer votre inscription.
Stages, alternance et étranger : comparer les conditions réelles
La professionnalisation dépend autant des missions proposées que du temps passé en entreprise. Un stage en office de tourisme, en hébergement ou chez un organisateur de voyages ne développe pas les mêmes compétences. Demandez quels projets sont confiés aux étudiants et comment ils sont accompagnés dans leur recherche.
La page de l’Université d’Angers annonce des stages de 3 mois en deuxième et troisième année. L’Étudiant évoque pour cette licence des périodes d’environ 3 ou 4 mois par an. Pour organiser votre année, retenez la maquette pédagogique applicable à votre promotion et faites confirmer les périodes par la scolarité.
L’alternance n’est pas systématique. Vérifiez l’année accessible, le rythme et les missions compatibles avec le diplôme. Une mobilité Erasmus+, un semestre ou un stage à l’étranger peuvent aussi être proposés selon les partenariats. Avant de partir, renseignez-vous sur la langue de travail, la reconnaissance des enseignements, les aides et le budget restant à financer.
Après la licence : un métier ciblé ou une poursuite d’études
Les diplômés peuvent viser les agences de voyages, offices de tourisme, hébergements, structures de loisirs, entreprises de transport ou organisateurs d’événements. Les premières fonctions accessibles dépendent du parcours et de l’expérience : accueil et information touristique, vente-conseil, commercialisation ou animation de loisirs.
La conception de circuits et les fonctions de chef de produits touristiques demandent une maîtrise des destinations, des coûts et des prestataires ; elles ne sont pas automatiquement accessibles dès le diplôme. De même, exercer comme guide-conférencier suppose de vérifier les conditions réglementaires et l’éligibilité à la carte professionnelle : toute licence en tourisme n’y donne pas accès.
Après une licence générale, un master mention tourisme ou une spécialisation en management, patrimoine ou hospitalité peut prolonger le parcours. L’Étudiant mentionne une vingtaine d’établissements proposant le master tourisme et une trentaine d’écoles spécialisées, avec des formations allant du bac+2 au bac+5. Les admissions restent propres à chaque cursus. Pour décider, partez du poste visé : identifiez les compétences qui vous manquent, puis choisissez entre expérience professionnelle immédiate et formation complémentaire.
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